Histoire & Promenades Locales

Dans quel voyage incroyable Guy Leta vous emmène t-il?

 

Certainement à la découverte de votre nature profonde en cultivant la maîtrise de votre être véritable, mais peu importe ce que vous trouverez…

 

Une chose est sûre! Vous serez plongés au cœur de dame nature qui, de sa robe somptueuse, a séduit l’esprit de la population locale si naturelle et chaleureuse.
​Cette belle alliance a donné naissance à l’âme du nouveau centre « Yamuna Health Europe »  ayant le plaisir de vous accueillir dans une région d’exception.

La vallée paradisiaque, où se situe le centre, est épargnée de l’afflux touristique  et a su préserver toute son authenticité et son caractère sauvage:
Cimes majestueuses et ciel inondé de lumière vont de pair ici au cœur des Alpujarras dans la commune « La Taha de Pitres » qui compte sept hameaux orientés pleins sud entourant le massif montagneux de la Sierra Nevada et donnant en ces lieux un caractère pittoresque captivant.

Deux rivières alimentées d’eau pure des montagnes (Rio Poqueira et Rio Trevelez) qui traversent une végétation luxuriante et qui fertilisent  les champs rectangulaires sur plusieurs niveaux donnant l’illusion d’un escalier géant menant vers la beauté des sommets.

Voilà dans quel décor vous aurez l’occasion de vous ressourcer.

​Un peu d’histoire…d’unités.

Les sept petits villages de la Taha : Pitres, Capilerilla, Mecinilla, Atalbeitar, Fondales, Ferreirola et Mecina, forment une unité administrative qui, à l’époque, était sous domination arabe. La « Ta’a » était l’équivalent de ce que serait une province aujourd’hui. Au moment de la conquête des derniers villages arabes par les chrétiens, il y avait encore douze unités administratives de ce genre. Sous l’emprise des rois Nazari , toute la région que couvre maintenant les Alpujarras, était  divisée en Taha afin de mieux contrôler et dominer la zone. Pitres est le village principal et Capilerilla en fait partie. Les villages Ferreirola et Atalbeitar sont fusionnés et Mecina-fondales se compose des villages de Meina, Mecinilla et Fondales. La Taha culmine entre 600 et 2400 mètres d’altitude.

Ses Origines sont difficiles à déterminer, car, contrairement à Trevelez et Capileira, Pitres n’a fait l’objet d’aucune fouille archéologique. La diversité des richesses qui peuvent encore être découvertes provient d’un passé chargé d’histoire, quand la région fut tantôt occupée par les Africains, les Berbères et les Romains, où encore par les Wisigoths et les Arabes. Toutes ces grandes populations ont laissé irrémédiablement une marque indélébile en ce lieu. Dans la Taha de Pitres , il n’y a aucune  file d’attente, pas d’heures de visites à respecter. Vous ne trouverez rien à vous mettre sous la dent dans les guides de voyage, mais il y a, ici, assez de monuments d’exception pour satisfaire votre curiosité. Ce genre de monuments naturels comme les châtaigniers millénaires, les sentiers de randonnée séculaires, les fleurs inconnues, les ruisseaux orangés et les légendes encore bien vivantes.


Promenades

Un large  éventail de randonnées vous sera proposé pour qu’il vous soit loisible de rejoindre les villages environnants sans poser un pied sur l'asphalte. Vous serez guidés par le murmure mélodieux des nombreuses cascades, rivières et ruisseaux ondulants qui traversent cette région, jalonnée de nombreux ponts, d’anciens moulins et autres fontaines. Vous rencontrerez, en passant sur des chemins uniques, les vestiges de fermes traditionnelles typiques de la région; les Cortijos..

De dorpjes

Pitres

Le premier village à visiter est Pitres. Malgré sa petitesse, il ne s’en dégage pas moins une grandeur d’âme séduisante. On y trouve un marché, un lycée public, la mairie, un hôpital et divers bars formant le Lieu privilégié de rencontres conviviales pour les villageois.
La pente de la montagne qui accueille Pitres se transforme en une vallée orangée flamboyante durant l’automne. Les châtaigniers s’y imposent en roi et le ciel magnifique y invite exceptionnellement un nuage opulent qui drape avec élégance  le plus haut sommet d'Espagne.
En passant les différents hameaux, vous rencontrerez aussi des groupes de personnes âgées qui, d’un pas engagé et aidés de leurs bâtons de  marche, vont à la rencontre de la vie, tandis qu’ un vieil homme de la compagnie pointe du doigt l’horizon, émerveillé de ce qu’il voit.
Pitres est saisissant de charme et le vendredi, jour du marché, vous confirmera ces dires. Les étalages rudimentaires sortis des fourgonnettes  et autres petits camions gerbeurs soutiennent leurs marchandises dans des caisses de fortune sur des plateaux de bois posés sur tréteaux. Ici, rien d’uniforme, seulement la simplicité, le fonctionnel et l’empreinte d’un charmant côté démodé.
Vous ne manquerez pas non plus ce vendeur de  douceurs qui expose ces bonbons dans toutes les déclinaisons de l’arc en ciel, ces paquets de chips dosés dans des morceaux de sacs plastiques, en passant par les olives et grains divers. Et si vous lui demandez ce que sont ces petites boules noires, baies apparemment inconnues, il vous répondra d’une manière enjouée « Soja » et vous en fera son apologie en le déclinant dans différentes recettes qu’il vous détaillera, si vous avez encore le temps ! L’inventeur de la convivialité  est, à coup sûr, originaire de Pitres!
Plus tard, vous pourrez  encore vous désaltérer et peut être manger dans l’un des bars en suivant, avec amusement, les habitudes de la région.
En effet, si un grand événement traditionnel à lieu prochainement, il se peut que la nourriture de la carte ne soit pas servie ce jour là, pour parfaire la préparation de la fête à venir. Le temps semble s’être arrêté ici à Pitres. 

Mecina

De Pitres nous descendons à Mecina. Une belle vallée se profilant au-dessous de nous et dans laquelle les cinq bourgades apparaissent  au loin comme des perles blanches reliées par une couverture tressée de vastes oliveraies.
A  Mecina et Mecinillas, village voisin, les bars sont entourés de mini-terrasses, presque construites sur-mesure, pour le petit peuple de la forêt. Malgré la surface réduite, les gens apprécient de s'asseoir en plein air dans les Alpujarras. Rien d’étonnant car, selon les habitants, l'air est le plus pur et le plus sain d'Europe. Partout ici, les couleurs saisonnières baignent dans la chaude lumière de l'après-midi et les vignes, qui ornent gracieusement les poutres de bois, se prélassent.

Fondales

Le village le plus reculé s’appelle Fondales…comme son nom l’indique( fondo signifiant fond) . Ce dernier est probablement le plus beau car il est dissimulé dans la nature et éloigné des accès routiers.
La pente à laquelle le village s’adjoint est si abrupte que le toit des habitations se trouve au même niveau que la rue parallèle.
Aucune maison ne se situe à la même hauteur.
A chaque coin de rue, Fondales semble  toujours plus beau. Ses trottoirs serpentent le long de murs rugueux recouverts de plâtre blanc qui est coloré, tantôt par les grappes de piments séchés suspendues contre les façades, tantôt par d’innombrables pots de fleurs, de toute forme et couleur, donnant à ces ruelles un contraste d’ombre et de lumière.
Certains passages ressemblent plutôt à des tunnels formés par les balcons en contre-haut et le toit des maisons en contre-bas. En continuant votre route dans cette charmante bourgade, vous passerez certainement par une petite place portant le nom du célèbre écrivain et historien Gerald Brenan, qui a passé une grande partie de sa vie, ici , dans les Alpujarras.
Encore quelques pas vers le « fond » du village et vous entendrez la nature vous rappeler à elle par un chemin de randonnée en direction d’ Orgiva ; 5h30 de promenade sur le parcours européen GR 142, pour les personnes motivées! Ici, tout pousse à l’état sauvage rendant l’atmosphère encore plus pénétrante. Fondales est vraiment le conte de fées des Alpujarras.

Le ravin de sang

« El Barranco de la Sangre » est le nom lugubre de la belle vallée dans laquelle se trouvent les villages de la Taha. Appelée ainsi puisqu’elle fut le scénario d’une bataille sanglante pendant la Guerre des Alpujarras.
En 1492, L’Europe se libère et les souverains catholiques, Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille, prennent le dernier bastion des Maures: Grana da. Boabdil, Général noir musulman, capitule après huit mois de siège.
L'expulsion des Maures donna naissance à de forts sentiments d'aversion et à deux soulèvements majeurs. Le premier fut entrepris par Aben Humeya, roi des Maures à Cadiar, en 1568.
Caché dans la zone montagneuse et utilisant des tactiques de guérilla, il mène une série d'attaques contre les troupes chrétiennes et remporte une victoire.
Durant le second combat à Pitres, les chrétiens remportent la victoire finale.
Depuis lors, l'histoire raconte que le sang des chrétiens, morts et blessés au combat, coula en amont pour éviter de se mêler au sang ennemi.
Tous les Maures furent expulsés à l’exception d’une ou deux familles, dont on exploita les connaissances en technologies hydrauliques et d’irrigation, pour le confort  des nouveaux résidents.
Maintenant, plus de cinq siècles plus tard, les toits plats, les cheminées caractéristiques et l'agriculture en terrasse sont les témoins vivants du passage des Maures dans les Alpujarras.
Voilà en quelques lignes, le bref descriptif des environs de votre espace sacré pour le traitement.